Fleurs de Lumières

Fille du Temps. Fille du vent. Ma trame chemine hasardeusement tissant cà et là, quelques motifs issus de mon Chant.

18 novembre 2007

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Juste un petit interlude pour signifier à ceux et/ou celles qui me liront que le rapatriement des textes de mes précédents blogs est terminé.

Tous les petits passagers se portent bien et se plaisent dans leur nouveau nid

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17 novembre 2007

Matrice de Rêves

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Par une matinée mêlée de nuées
Où erraient les Feuilles de Lune
Souffla amoureusement la Mère
Au bord de ces paupières.

Etirant ses longues plumes
Encore humides de brume
Elle reçut la Conscience
De celles qui furent Une avant elle

De son nid de vertes chimères
Elle parcourait l'Orbe incolore
Effleurant des vies abstraites
D'un soupçon d'esjidren

Ainsi naquit Celle du vent
Fée éphémère au parfum de vos tourments
Oiseau de proie sur les runes dansant

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Baiser Funeste

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Par un zenith mêlé de mystères,
Où s'enchevêtraient les salamandres,
Souffla passionnément la Mère,
Dans l'ombre de ce sein.

Regard mercuriel incendiant l' Aurore,
Elle s'éleva dans la sagesse du Mordor,
Transe de flammes à elle-même inavouée,
Jouet de lames en elle-même parée.

De sa vasque sulfureuse, emplie de promesses
Elle parcourait l'orbe incolore,
Remplacant chez ces êtres défaits,
Le gout de poussière par celui du sang.

Ainsi naquit Celle du Feu.
Oiseau d'Erfin aux ailes d'incendie,
Fleuve de désir au parfum de meurtre...

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Au coeur de l'Onde

ondine

Par une ondée ponctuée d' hélianthèmes,
Où s'entremêlaient les gouttes d'Opale,
Souffla vaporeusementement la Mère,
Sur ces lèvres, étoilées de rosée.

Brisant d'un inspir la Glace,
Qu'elle pérennisait, infondée
Elle se fit torrent, puis racines de verre,
Aux premières lueurs de jade.

De sa berge aux franges d'oxymore,
Elle parcourait l'orbe incolore,
Offrant ses larmes aux coeurs de serre,
Comme autant de folles épeires.

Ainsi naquit Celle de l'Eau,
Oiseau d'acier aux contours envolés
Chantant vos vies, au coeur de La Trame...

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Et la Sève coulait dans ses veines


Par une matinée nimbée d'Ambre,dame_feuille
Inspira profondément la Mère
Au plus fort de son sang

Ses longues feuilles bruissant sans cesse au vent,
Elle se souvint enfin à présent
Comme seul l'enfant connait les secrets abjurés
Qu'en Elle murmurait la force des Ans Verts

De son tertre de limpide bruyère
Elle laissait filer le monde
Palpitant à travers les coeurs offerts
Résistant aux marées adverses

Ainsi naquit Celle de la Terre
Oiseau de sève au manteau d émeraude
Inariarj ten à jamais dévoilée

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Vice and Vertue

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"Tu m'as parlé de vice dans ta lettre d'hier,
Le vice n'entre pas dans les amours sublimes,
Il n'est pas plus qu'un grain de sable dans la mer,
Un seul grain descendnt dans les glauques abîmes.

Nous pouvons faire agir l'imagination,
Faire danser nos sens sur les débris du monde,
Nous énerver jusqu'à l'exaspération,
Ou vautrer nos deux corps dans une fange immonde.

Et liés l'un à l'autre en une étreinte unique,
Nous pouvons défier la mort et son destin,
Quand nos dents claqueront en claquement panique,
Nous pourrons appeler soir ce que l'on dit matin.

Tu peux déifier ma volonté sauvage,
Je peux me prosterner comme vers un autel,
Devant ta croupe qu'ensanglantera ma rage,
Nos amours resteront pures comme un beau ciel.

Qu'importe qu'essoufflés, muets, bouches ouvertes,
Ainsi que deux canons tombés de leur affût,
Brisés de trop s'aimer nos corps restent inertes,
Notre amour restera bien toujours ce qu'il fût.

Ennoblissons mon coeur l'imagination,
La pauvre humanité bien souvent n'en a guère,
Le vice en tout celà n'est qu'une illusion,
Qui ne trompe jamais que les âmes vulgaires. "


Guillaume APPOLINAIRE
(poèmes à Lou,3 février 1915)

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Daffodils

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I wandered lonely as a cloud,

That floats o'er vales and hills,

When all at once I saw a crowd,

A host of golden Daffodils

Beside the lake, beneath the trees,

Fluttering and dancing in the breeze.

Continuous as the stars that shine

And twinkle on the Milky way,

They stretched in never-ending line

Along the margin of a bay:

Then thousand saw I at a glance,

Tossing their heads in sprightly dance.

The waves beside them danced; but they

Outdid the sparkling waves in glee;

A poet could not but be gay

In such a jocund company.

I gazed-and gazed- but little thought

What wealth on me the show had brought:

For oft, when on my couch I lie

In vacant, or in pensive mood,

They flash upon that inward eye

Which is the bliss of solitude;

And then my heart with pleasure fills,

And dances with the daffodils.

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03 novembre 2007

Despair

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Je suis morte de trouille, à en crever.
Je sais bien qu'en parler ici ne changera rien à mon problème, mais ça me fait du bien.
D'évacuer ce trop-plein, de relâcher la pression un peu...

Je passe un concours en mars, et j'ai commencé activement mes révisions depuis novembre, puisque jusque-là, je ne savais pas quoi faire de ma vie.
Alors bien sûr, je suis hyper motivée, et j'investis à fond chaque minute de libre que j'arrive à grappiller sur mon emploi du temps de maman-salariée à temps plein-compagne( -et femme tout simplement de temps à autre); culpabilisant à mort dès que je prends du temps pour moi parceque j'aurais pu l'investir dans des révisions supplémentaires... (Ratatrouille, ta gueule!)

En plus, je sens bien que je n'ai pas le niveau nécéssaire, que j'aurais besoin d'un stage intensif, de pouvoir parler et écrire régulièrement dans cette langue chère à mon coeur, et que à cause des obligations citées plus haut, je ne peux pas
(Là, le Ratakoibon se lèche les babines...)

Je hais viscéralement mon travail, mais je n'ai pas le choix, il faut bien ramener des sous à la maison pour manger et payer la nounou. Souvent, je rêve de pouvoir planter tous ces cons à mon boulot, laisser titi chez la nounou et pouvoir disposer de tout le temps  que je veux pour étudier...

Rêver n'apporte pas de solution concrète, mais ça fait du bien quand même!

Et pourtant, malgré toute cette désespérance, je m'accroche.
Je tiens bon, persistant à mener mon frêle esquif dans cette tempête d'incertitude et de remises en question.

Parce que je n'ai pas le choix, il faut que je réussisse!
Et par ce que lorsque je suis plongée dans mes bouquins, mes traductions, et mes exercices de grammaire, je n'entends plus les petits rats.

Je n'entends plus rien, d'ailleurs.
Rien d'autre que le grattement de ma plume sur le papier et les grognements de mon petit chat...

Heureusement que tu es là, Titi.
C'est toi qui me donne la force de faire tout ça!

Pour qu'on aie une vie meilleure, un jour.

Posté par adragail_answen à 07:58 - simples brèves - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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