30 juin 2005
incense
Elle s'élevait, en volutes
Comme une pluie d'essences...
Elle l'enveloppait dans son aura,
La faisant grandir, encore et encore
Jusqu'à fusionner avec le Grand Tout
De plus en plus fort, elle psalmodiait
Une litanie depuis des lustres oubliée.
La faisant s'élever jusqu'aux nues,
Dans un tourbillon de poussière d'or!
26 juin 2005
Orages
Tonnerre d'enfer au creux de mes abysses
Voile de lumière, à la faveur d'une éclipse
Transcende mon âme
Percluse de charmes!
Entre à nouveau en ta demeure
O, ma soeur!
Défais les chaînes de la douleur
Comme à la première heur'...
L'Ardwen t'attend,son cri résonne
Dans les parois de mon âme
Aux contours de Bryone
Dessinés par ces dames.
Tonne, Hurle, amant chéri!
Déchire ma nuit!
Et emporte avec toi
La joie de n'être plus que moi!
De fusionner en ton port,
Encor'...
24 juin 2005
Lorsque la Douleur est reine
Parce qu'il est aussi des jours aveugles
Ou les mots me manquent
Ou hurlant à la lune gelée,
J'implore qu'on m'enfante,
Une fois au moins...
Parceque me savant féconde
Telle une graine en dormance
Mon espoir, en rage se transmute
Et ma raison me quitte...
Je me dresse,telle une Furie absolue
Transcendant les murs d'orichalque
Et les prisons de verre
Quittant mon être,
Enfin...
Et parce qu'alors je suis partout
Invisible particule d'étreinte
Petite bulle d'absinthe
Courant d'air glacé dans votre nuque...
Je pleure sur la puissance
Et la magie du givre
Qui d'un éclat de cristal
M'a changée en oiseau de jais
Aux ailes d'incendie.
Jasdrian, en terre d'Annwn
Celle qui fit courir les cieux
Au bord de ses paupières d' opaline
Emmêlant ses longs cheveux
Au fils du temps
Errant sans trève
Au creux de vos rêves
Je suis une, au bord du précipice
Je suis deux, enfant- feu entre tous scindée
Je suis myriade; pluie d' étincelles
Océan de chimères
Voile de détresse
Ouverte sur votre splendeur
Voyez moi..
Hogwart's
J'arrive dans une école en retard pour un cours. Dans mes oreilles
résonne le lapin blanc ( ca ne sert à rien de te presser, tu sera
toujours en retard pour tout, tu perd ton temps!). Je cours quans même, mue par l'instinct de survie, par la certitude que tt cela est faux. Je croise naruto(?!) Je sens que j' ai oublié qq chose, je suis censée aller en cours et
je n'ai même pas pris un stylo ou un papier sur moi, on va me
remarquer, me tourner en ridicule... je rebrousse chemin. Et puis non,
qq chose doit se jouer là, maintenant, qqch d'important pour moi. J'arrive dans la salle, une salle de fac, où tt le monde est déjà assis. "Quand je rentre certains rigolent, d'autres m'ignorent. Moi, je les observe tous et avance vers un coin de salle ou l'atmosphère semble être différente. Je m'assied, sans rien dire et j'attends le bon moment. Soudain, je me lache et dis à mon voisin le plus proche: "J'aimerais bien que quelqu'un me dise pourquoi je suis si transparente". Sur le moment, personne ne dit rien, mais je sens qu'une vague a parcouru le petit cercle Un mago se lève avec sa cape et son tarot et s'en va,outré. Sans doute ai-je brisé un tabou en rompant le silence. saut ds le temps l'amitié s'est nouée depuis un moment déjà, que des mecs, et une
fille blonde (mais elle est de passage, je le sais), ceux qui ont
accepté de répondre à mes questions arides, qui m'ont acceptée sans
essayer de me changer, tout simplement Je suis plus forte grace à eux, je ne suis plus seule" Je sais que ce rêve n'était pas là par hasard. Et qu il me sert de
transition entre un passé cauchemardesque et un présent où vous êtes
là, à mes côtés. Merci à vous
transcendances machiavéliques

A la tombée des crépuscules
Quand des aurores boréales aux vortex tout s'annule
Se consume un brasier funèbre
Où les anges déchus,
Festoient sur nos âmes corrompues
Lorsqu' illuminant les ténèbres
Resplendissant par sa magnificience
Il invite les citoyens de Beethléem
A venir célébrer les sabbats de Salem
Gloire et louanges à toi Méphistophélès
Car jamais dans l'inconscience tu nous laisse
Tes hérétiques mais divines pratiques
Nous amènent par une obscure alchimie magique
A la renaissance
Pour une autre vie emplie de connaissances
libertad intemporelle
Quelques fragments d'absolu
Tremblant là, sous les nues
M'ont offert un invincible espoir
En moi même ainsi qu'en eux
Quelques notes révolues
Chantonnant là, toutes nues
M'ont offert cet indicible miroir
De moi même ainsi que d'eux
Quelques perles bien ténues
Dansant là, déjà dissolues
M'ont offert l'antique terroir
De cet elfe, interne étoile
Sommeillant, discrètement,
De peur qu'on ne le brusque...
sur le fil du rêve...

A la recherche d'une comète perdue
J'ai erré, un peu vague,
Avec dans ma poche quelques clowns tristes
J'ai rencontré une licorne,
M'invitant à parler au sphinx des neiges
Cherchant le sommet de leur féerie,
J'ai longtemps poursuivi une orange bleue,
M'adressant continuellement à sa soeur siamoise...
Dis, maman, c'est qui ces trois Dames, là bas?

Revenir enfin chez soi apres un tres long voyage
Et abolir les jours sans fins
Et se réveiller au matin,avec un gout d'herbe sous la langue
Et de sang dans les racines
Etre soi-même multiple et unique et tenir dans le creux de sa main
Une pluie d'enfants
Un nid d'amants
Merci mes Dames, dans votre grande mansuétude
D'avoir choisi de m'écouter, en ce jour d'hui
D'avoir, sous mes suppliques échevelées,modifié votre trame
Tranchant ce noeud ô combien si lourd!!!
Merci de me permettre de croire,
Merci d'être là, ô Filles du Temps,aux présents imprévisibles,
Merci de m'avoir fait revivre
Au creux de votre main
Je ne suis rien
Un peu de sang,
Votre enfant...
Chant pour ma soeur-âme
A toi que j'ai crue perdue
A toi dont les ailes fures brûlées
Aux feux des pilleurs d'innocence...
A toi qui fut moi,
Et me délaissa,sans crier gare
Un jour d'idéaux absents,et de trop intense douleur...
Tu coupa la trame, de tous mes possibles,
Me forcant à vomir ma vie,
Par tous les pores de ma peau
M'accrochant aux piliers de marbre
A défaut de filins de lune
Et sans qui j'ai du continuer à survivre
Absurde argument
D'un jeu exudant l'amer parfum du néant
Errant, sans forces,
Reflet de semblance à lui même arraché
Je me perdis
Et me débattis en vain
Comment avancer quand on n'est plus rien?
Je t'ai retrouvée, enfin
Après avoir perdu tant de sang
Après avoir chevauché si longtemps
L'ironie du vent
Je t'ai retrouvée, enfin
Tel un coeur palpitant
Jadis arraché à vif, tout fumant
Tu t'es posée dans ma main
Sans rien dire
Comme si après tout ce temps
Tout était comme avant
Et sans me poser de questions
Je t'ai absorbée, avec délices
Enfin moi même,mon double en moi
Racines et feuilles
Merci à toi, ma belle Drimweln
Merci aux Soeurs
Dont l'écheveau tremblant
A exaucé ma muette prière




